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Sierra Echo / PLB 406 MHz / FAQ

FAQ


Foire aux questions


Qu’est ce qu’une PLB ?

PLB est l'acronyme de Personal Locator Beacon = Balise de localisation personnelle, ou balise de détresse personnelle.
Une PLB est un petit émetteur portable, autonome, qui peut être activé dans une situation de détresse. Dès son activation, elle émet un signal codé comprenant l'identification de l'utilisateur et sa position géographique ainsi qu'un signal de radio-ralliement permettant aux sauveteurs de converger vers la balise.

Comment fonctionne une PLB ?
Une fois activée, la PLB émet un signal numérique sans discontinuer durant 24h minimum. Ce signal est reçu par l'un des satellites de la constellation COSPAS-SARSAT, localisé et relayé vers le centre de contrôle de mission de Toulouse (FMCC) qui à son tour effectue le lien avec le point de contact identifié lors de l'enregistrement de la balise.

Quelle est la différence entre 121,5 et 406 MHz ?
L'ancien système de localisation était basé sur la fréquence de détresse aéronautique (121,5 MHz).
Malheureusement, cette fréquence est régulièrement brouillée par des parasites d'origine électrique (distributeurs de billets, démodulateurs TV...) occasionnant de nombreuses fausses alertes.
Les balises à 121,5 MHz ont plusieurs inconvénients par rapport à ceux de 406 MHz :
Il n'y a aucune possibilité de vérifier une détresse.
Il y a près de 99 % de fausses alarmes, parfois aussi causées par des sources n'ayant rien à voir avec des balises.
Aucune information d'identité n'est incluse dans le signal de détresse, et la fréquence de transmission est assez instable.

Depuis 1986, 406 MHz s’est imposée comme la fréquence d'alerte internationale.
Les balises à 406 MHz sont enregistrées et associées au bateau, à l’aéronef ou encore à l’utilisateur de la balise, ce qui présente plusieurs avantages :
Des informations complémentaires sont transmises avec le signal de détresse (type d’alerte, type de déclenchement, identification de la balise, coordonnées géographiques)
Il est facilement et rapidement possible de vérifier s’il s’agit d’une vraie alerte ou non. Les coordonnées d’une personne pouvant être contactée en cas de déclenchement de la balise sont rattachées à la balise.

Depuis le 1er février 2009, COSPAS-SARSAT ne déclenche plus d'alerte sur réception du seul signal 121.5Mhz. Le seul moyen d'alerter les secours est d'utiliser une balise fonctionnant selon la nouvelle norme sur 406 Mhz.

Pourquoi le 406 Mhz est-il plus fiable que le 121.5 Mhz ?
Parce que le signal, plus puissant, peut être reçu instantanément par un satellite géostationnaire, ce qui évite l'attente de passages de satellites à défilement (orbite basse ou LEO).
Parce qu'également le protocole permet de transmettre la position GPS de la détresse ce qui accélère considérablement le positionnement et ainsi permet de diriger rapidement les secours.
Le recours au 406 MHz réduit la durée du traitement des alertes et permet ainsi de sauver des vies.

Quand peut-on déclencher une PLB ?
Lorsqu'une personne est en situation de danger réel et avéré et qu'il y a une impossibilité de communiquer avec les moyens conventionnels, la PLB peut être déclenchée.

Qui lance la recherche après le déclenchement de la balise ?
Le centre français de contrôle et de mission (FMCC) identifie et localise la balise et transmet les informations aux autorités compétentes, selon le pays et la nature du sinistre (air, terre, mer).
En France (métropolitaine et outre-mer), pour une alerte terrestre c'est le Centre Opérationnel de Gestion Interministérielle des Crises (COGIC) qui active et coordonne les moyens de secours les plus adaptés à la situation : sécurité civile, pompiers, gendarmerie, CRS...
Dans le cas d'une détresse maritime, ce sont les centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) qui coordonnent les secours.
Enfin, si la détresse est aéronautique, les RCC vont traiter l'alerte, souvent aidés par les radioamateurs de l'ADRASEC pour la phase de recherche.

Comment les secours viendront-ils jusqu'à moi ?
Les secours sont informés de la position de la balise grâce à la localisation par satellite. Une fois sur place, le signal de radio-ralliement émis par la balise leur permet de se rendre sur le lieu précis de la détresse (approche par radiogoniométrie.

Combien de temps faut-il pour que les services soient alertés ?
Pour les balises codées en France, dès l'activation de la balise, l'alerte est transmise au centre de contrôle et de mission (FMCC). Si la balise est équipée de son propre récepteur GPS ou couplée avec un GPS, 3 min suffisent à identifier et localiser un signal de détresse et lancer la procédure .

Une PLB intégrant un récepteur GPS sera-t-elle plus précise ?
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, l'intérêt principal du GPS réside dans le gain de temps et non dans une meilleure localisation de la balise. En effet, si la balise est capable de déterminer sa propre position au moyen d'un récepteur GPS intégré, il ne sera pas nécessaire d'attendre le passage des satellites d'orbite basse (LEO) de la constellation Cospas-Sarsat pour la localiser. L'émission de la position relevée par le GPS peut faire économiser jusqu'à 2 heures.

Y a-t-il une limite géographique pour l'utilisation d'une PLB ?
Le signal de la balise de détresse, codée en France, est acheminé au centre français de contrôle et de mission (FMCC) d'où qu'il provienne. Les autorités françaises interprètent, identifient et assurent le lien avec le point de contact SAR (SPOC) de la zone du sinistre.
Pour les détresses impliquant un ressortissant français à l'étranger le Minsitère des affaires étrangères peut être saisi.

Pourquoi une balise doit être enregistrée ?
L'enregistrement préalable de la balise permet de sauver des vies et d'économiser du temps de recherche. En indiquant le nom et les coordonnées d'une «personne contact» disponible 24h/24h, le centre français de contrôle et de mission (FMCC) peut obtenir des renseignements sur l'utilisateur en cas de déclenchement de la balise.
Le lien entre le FMCC et la «personne contact» permet de vérifier la véracité de l'alerte et de relever des précisions quant à la nature des secours à déployer.
Les informations détenues par le centre français de contrôle et de mission (FMCC) sont de nature confidentielle. Une confirmation par fax peut être expédiée.
Pour des raisons de fiabilité, la «personne contact», ne peut être l'utilisateur lui-même.

Une PLB enregistrée en France peut-elle être utilisée à l'étranger ?
Une PLB enregistrée en France peut être utilisée sur l'ensemble de la planète.

Une balise achetée à l'étranger peut-elle être enregistrée en France ?
La base de données du FMCC est constituée de balises codées pour la France. La règle veut que les balies soient enregistrées sur la base de données du pays duquel elles sont codées. SIERRA ECHO offre un service de reporgrammation pour les balises achetées à l'étranger.

Une PLB achetée ou louée en vue d’une utilisation terrestre peut-elle être utilisée en ULM ou lors d'une activité nautique ?
La PLB est nominative, elle peut être utilisée de manière temporaire sur une embarcation, sur l'eau ou dans les airs, à condition que l'application soit déterminée à l'avance. Pour cela, il est nécessaire de déclarer cette application avant le départ grâce au formulaire d'enregistrement.

Mon avion possède une balise de détresse automatique (ELT). Puis-je néanmoins embarquer une PLB ?
De trop nombreux exemples de crash aéronautique ont mis en évidence les faiblesses des balises de détresse automatique fixes (ELT). En effet, si le corps de la balise survit généralement au crash, la probabilité de voir la connexion balise-antenne endommagée est loin d'être négligeable.
De plus lors d'une éjection, comme c'est souvent le cas en planeur ou en hélicoptère, une balise personnelle permet de retrouver le pilote resté en vie.
La PLB représente donc un moyen supplémentaire pour alerter les secours.
Attention, la PLB ne peut pas remplacer une ELT si cette dernière est requise réglementairement.
Lors de long vols au dessus de la mer ou de zone désertique les balises 406 MHz sont un précieux outil de sécurisation.

Que pensez-vous de l’usage de PLBs pour les activités aéronautiques ?
Deux approches :
1 -L’approche règlementaire. Vous devez vous conformer à la réglementation. Nous consacrons d’ailleurs un dossier à la dernière réglementation applicable aux aéronefs immatriculés en France.
2 -L'approche volontaire. Laissons plutôt la parole à Jacques BOTT, pilote émérite d'aile rigide, qui nous a loué une balise de détresse personnelle pour participer aux championnats du monde au Brésil. Depuis il a décidé d'en acquérir une, qui l'accompagne lors de ses vols.

"Après essai d'une balise de détresse lors de mon expédition dans le NE du Brésil le mois dernier, j'ai finalement décidé d'en acquérir une, vu l'environnement désertique où nous allons voler en Namibie (et je me sentirai également mieux lors de mes futurs XC en solitaire dans les Alpes).
(…)
La technologie est séduisante: une fois activée la balise transmet par satellite les coordonnées GPS vers le centre d'alerte du pays où l'on vole; cela vite les erreurs de recherche à la suite de coordonnées GPS transmises par la voix humaine sur fréquence radio où une erreur sur un chiffre peut se traduire par une recherche infructueuse des dizaines voir des centaines de km (ce fut le cas pour le tumbling de Mocaino, cf mon compte rendu de Ceara 2007 sur Deltaplaneinfo ). De plus la balise émet sur 121,5 et 406MHz ce qui permet une localisation goniométrique."


J’ai constamment mon téléphone sur moi, pourquoi aurai-je besoin d’une balise ?
Présent dans toutes les poches, le téléphone portable est souvent considéré - à tort - comme un équipement de sécurité.
- La première limitation concerne la couverture du réseau téléphonique. Si les opérateurs ont fait des efforts considérables pour couvrir les zones urbaines qui correspondent à plus de ¾ de leur chiffre d’affaire, ils n’ont pas le souci d’assurer la couverture complète du territoire. Qui n’a jamais expérimenté un « trou de réseau » en franchissant un col ou en descendant dans une vallée encaissée ?
Les téléphones satellites n’apportent qu’une réponse partielle à cette problématique. En effet, les réseaux privés (Thuraya, Irridium, Globalstar, Inmarsat...) ne garantissent pas un accès au réseau 24h/24h et 365 jours par an. La couverture est rarement globale et rien ne garantit que votre téléphone sera « en vue » des satellites de l’endroit où vous voulez appeler.
- La seconde limitation concerne la faible résistance de nos téléphones. En effet, ni leurs boîtiers ni leurs piles ne sont prévus pour fonctionner dans des conditions environnementales extrêmes (sable, humidité, froid). Tout le monde a noté que la capacité d’une pile ou d’une batterie décroît fortement avec la température. Restera-t-il suffisamment d’énergie au moment où vous en aurez besoin ?
- La troisième limitation est financière : êtes-vous certain d'avoir assez de crédit pour votre conversation ? Certains opérateurs autorisent toutefois les appels d’urgence même crédit épuisé.
- La quatrième limitation concerne le manque d’information de géolocalisation. En effet, même si vous parvenez à passer un appel, saurez-vous indiquer avec précision votre position aux sauveteurs ? Pour ceux qui utilisent un GPS, savez-vous accéder à la latitude / longitude ? Etes-vous certain d’utiliser le bon système géodésique ?
- La cinquième limitation concerne l’absence de signal de radio ralliement. Imaginez que vous ayez pu appeler au secours en donnant la position de votre radeau de survie. La mer est déchaînée et votre dérive est importante. La probabilité qu’un avion de recherche et sauvetage ne vous détecte est infime… sauf si vous êtes en mesure de transmettre un signal VHF détecté par les radiogoniomètres des sauveteurs.

Les explications du Commandant AUBERT, responsable du CROSS de Nouvelle-Calédonie:
"De nombreux plaisanciers qui fréquentent le lagon ne disposent pas de la radio VHF à bord, se contentant du téléphone mobile. Or, le mobile est loin de la remplacer en matière de sécurité.
Le téléphone cellulaire ne permet pas un accès direct au réseau de radiocommunication de sécurité. Dans une situation de détresse, il peut y avoir un navire à proximité et en position de fournir une assistance. Un appel de détresse transmis avec un téléphone cellulaire ne sera pas entendu par l’équipage de ce navire. Seul un appel de navire à navire, c’est-à-dire de téléphone cellulaire à un autre téléphone cellulaire est possible. Encore faut-il que le navire émetteur connaisse le numéro de téléphone de l’autre navire.
Les systèmes de téléphones cellulaires ont été destinés à l’origine à un usage terrestre et ont une couverture en mer très limitée. Les limitations de couverture peuvent entraîner une rupture des communications au pire moment, dans une situation de détresse.
Autre inconvénient, il n’est pas possible de déterminer la position de l’appel d’un téléphone cellulaire par radio-relèvement (goniométrie) ce qui peut augmenter de façon significative le temps de recherche et de sauvetage.
Lors d’exercices d’entraînement et même lors d’interventions réelles, les marins de la Société nationale de sauvetage en mer ont pu constater les limites du téléphone cellulaire même quand la liaison est établie. La sonnerie est souvent couverte par les bruits de l’environnement (vent, moteur, choc des vagues, etc.). Le son est faible et les paroles souvent inaudibles malgré l’amplification. Il s’ensuit des difficultés pour évaluer la situation, connaître la position du navire en difficulté et, ensuite, coordonner l’intervention entre les deux équipages. Il est totalement inadapté à la conduite des opérations de recherche et de sauvetage.
La radio VHF, qui dispose de nombreux relais en Nouvelle-Calédonie, couvre quasiment tout l’archipel et elle permet de communiquer de bateau à bateau. Elle est à portée optique, c’est-à-dire à vue d’antenne à antenne, plus celle-ci étant placée haut plus importante est la portée.
Les téléphones cellulaires ne peuvent pas remplacer les équipements pour les radiocommunications de détresse et de sécurité, ils peuvent en être tout au plus un complément."

Quelle est l'autonomie de la batterie, pendant combien de temps la balise émet-elle le signal de détresse ?
La balise est prévue pour émettre sans arrêt durant 24h au minimum à -20°C. Elle peut émettre bien plus longtemps à température ambiante. La batterie doit être changée tous les 5 ans par mesure de précaution.

Comment tester la balise ?
Les PLB sont équipées d'un système d'autotest permettant un test avant de prendre le départ.
Si le voyant vert s'allume alors la batterie est en état de marche, si un voyant rouge s'allume alors la balise a un disfonctionnement.

Puis-je interrompre la procédure d'alerte si j'ai actionné ma balise de détresse personnelle par inadvertance ?
Bien que l'activation d'une balise de détresse personnelle ne soit possible qu'après une séquence de deux actes distincts, si votre balise a émis plus de 2 min (temps moyen d'acheminement d'une alerte par un satellite géostationnaire), un signal sans équivoque de "Mayday" aura été émis, et reçu. Il conviendra de prendre contact avec le FMCC +33(0)5 61 25 43 82 avant d'éteindre la balise.


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